Le c½ur fiévreux, le sac a l'épaule, le regard figé sur ce tableau des horaires où le cliquetis argenté dévoile peu a peu la marche a suivre, on attend.
Passent et repassent des hommes pressés, les femmes avec leurs enfants, leurs magazines, leurs chats, leurs valises a roulettes, les bandes braillardes, les errants,les familles électriques, les fantômes du monde entier, les anonymes couleur de fumée, les fous qui parlent seuls.
Lieux des au-revoirs et des adieux, lieu au histoires meurtries, au décisions décousues, aux envols vainqueurs, lieu de toutes les souffrances, de toutes les interrogations et de tout les espoirs, lieu des larmes chaudes et des mains jointes et des serments hâtifs, lieu des derniers sourires, des paroles qu'on oubliera jamais et des baisers donnés pour la vie,
Voici la gare .
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Denise Bonal, les pas perdus.